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14 Décembre 2017

Le succès du vélo en ville n’accroît pas le risque d’accidents

Si le nombre d’accident impliquant les cyclistes a progressé, il est proportionnellement en baisse compte tenu de l’augmentation des déplacements à vélo.

Il y a quelques semaines, la préfecture de Paris annonçait que le nombre de cyclistes victimes d’accidents de la circulation avait progressé de 21,4 % au premier trimestre 2008 par rapport à la même période en 2007. Des chiffres à nuancer, puisque les déplacements à vélo ont augmenté de 33 % entre ces deux périodes. Le nombre d’accidents est donc proportionnellement en baisse. Un phénomène qui s’observe partout. « Plus il y a de vélos dans une ville, plus l’accidentalité baisse, explique Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes cyclables. » Autrement dit : plus il y a de cyclistes, plus ces derniers prennent d’assurance et plus les autres usagers de la route y font attention et baissent mécaniquement leur vitesse. »

velos_holland

Dans nombre de municipalités, on réfléchit à la forme des pistes cyclables, séparées ou non des voies de circulation…Paul Barré, spécialiste du vélo à la Prévention routière, regrette lui qu’il n’y ait pas eu de formateurs présents à chaque station Vélib’. « Nous avions proposé de former des personnes qui prodigueraient des conseils aux usagers, dit-il. On ne doit pas se lancer pas pour la première fois sur de grands axes de circulation. Il faut s’entraîner avant sur des itinéraires tranquilles. » Dans les prochaines semaines, Paris va multiplier le marquage au sol pour signaler aux cyclistes les couloirs de bus qui leur sont interdits et les camions de la Ville de Paris devraient être équipés d’affiches mettant en garde contre le fameux angle mort. Des contresens cyclables dans les rues à sens unique devraient être également multipliés.

Pour beaucoup d’associations, la clé de la sécurité reste une véritable politique du vélo. Comme celle de Strasbourg. « Nous avons un schéma directeur en la matière depuis trente ans, dit Serge Asencio, chargé de mission vélo à la communauté urbaine. Nous avons été d’ailleurs la première ville française à créer un contresens cyclable en 1983 et aujourd’hui, avec 64 kilomètres cumulés, nous en avons le premier réseau. » À Strasbourg, le taux de déplacements à vélo atteint 27 % au cœur de la cité. Extrait de l’article de Michel WAINTROP (la Croix du 2 juillet)

1 commentaire

  • Il faut du temps pour changer les comportements. Il ne faut pas avoir peur de « se lancer » en vélo en ville, mais il faut le faire avec prudence et bon sens. Il faut « apprivoiser » les automobilistes, les chauffeurs de bus ou de poids lourds et les piétons,mais les cyclistes et les piétons doivent aussi se laisser « apprivoiser » par les autres usagers de la route.
    Comme à Strasbourg ou aux Pays-Bas, ça ira mieux dans 30 ans!!

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